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 LEPRECHAUN - La Saga

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Le Zonard
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MessageSujet: LEPRECHAUN - La Saga   Ven 26 Sep 2008 - 16:38


LEPRECHAUN (1993)



Écrit & Réalisé par Mark Jones

Musique de Kevin Kiner
Avec Warwick Davis, Jennifer Aniston, Ken Olandt, Mark Holton, Robert Gorman, Shay Duffin





Dans le genre grosse farce horrifique et décomplexée, le film de Mark Jones trouve sa place sans difficulté. Pur produit des années 80 (comment ça, il a été tourné en 1993 ?!), Leprechaun se veut une comédie délurée, faisant du mythe des farfadets irlandais un boogeyman miniature, à la recherche du sac d’or qu’on lui a dérobé. Plus adulte qu’un Goonies mais moins réussi qu’un Gremlins, l’œuvre arpente aussi bien les sentiers du gore-soft (dont une énucléation à mains nues, un écrasement de poitrine, et une décomposition de chairs) que ceux de la comédie grand-guignolesque (voir absolument le Leprechaun se trimballer en tricycle, à bord d’une mini-voiture ou d’un fauteuil roulant !). Bref, voilà une série B qui s’assume comme telle et sait renchérir son second degré de répliques farfelues, de situations drôles (le farfadet surgissant des tiroirs et des placards, jouant à cache-cache, essuyant frénétiquement chaque soulier qu’il aperçoit…) et d’une mise en scène volontairement ringarde (les spots lumineux éclairant le carré de trèfles, par exemple).





D’un autre côté, Leprechaun croule sous le poids des années à bien des égards. Les effets spéciaux sont affreusement cheap – quoique cet aspect kitsch confère un peu plus de charme au métrage. La bande-son de Kevin Kiner fait penser à une musique de film d’aventure pour gamins. Le scénario suit un enchaînement très enfantin (l’idiot du village qui gobe une pièce en or !) et pâtit de rebondissements convenus (le lutin surgissant du moteur, les protagonistes se vautrant à chaque cavalcade) ou exagérés (la bagnole qui part en tonneaux après qu’une voiture miniature l’ait percutée, le puits qui explose alors qu’il aurait dû simplement brûler). Ajoutez à cela un discours pompeux sur la Foi (autre point commun avec Les Goonies, soit dit en passant), dicté par des personnages cohérents mais pourris par des acteurs moyens (Mark Holton) ou médiocres (Ken Olandt, Robert Gorman) – sauf en ce qui concerne Warwick Davis et Jennifer Aniston –, ainsi qu’une réalisation assez basique, visant plus à accentuer le penchant dérisoire du métrage qu’à ébahir les yeux du public.





Au final, les imperfections de l’œuvre se font rudement sentir mais l’on en ressort plus amusé que déçu. Même si Leprechaun a pris un bon paquet de rides, on aurait tort de passer à côté d’un divertissement aussi allumé, ne se prenant pas la tête et ne nous ébouillantant pas les neurones. Et vous, avez-vous eu déjà l’opportunité de découvrir ce délire signé Mark Jones ?




Note : 13.5/20
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MessageSujet: Re: LEPRECHAUN - La Saga   Ven 26 Sep 2008 - 16:39


LEPRECHAUN 2 (1994)



Réalisé par Rodman Flender

Écrit par Turi Meyer & Al Septien
Musique de Jonathan Elias
Avec Warwick Davis, Charlie Heath, Shevonne Durkin, Adam Biesk, Arturo Gil, Linda Hopkins, James Lancaster, Sandy Baron



Fait bien connu : rares sont les suites à supplanter l’original, du moins à le concurrencer. Et Leprechaun 2 ne risque pas de faire exception. Si le scénario de Turi Meyer et Al Septien comporte quelques séquences plutôt drôles (le lutin bourré) et contourne la redite en étoffant le mythe du Leprechaun (son adoration pour le whisky irlandais, son impossibilité d’entrer en contact avec du fer trempé, son mariage), il n’échappe pas à un développement sans entrain ni saveur, à des rebondissements prévisibles, et à un humour gamin somme toute pathétique (la séquence où les protagonistes tournent en rond dans la grotte, entre autres). Pour faire court, le farfadet revient sur la terre des Hommes (comment ? on n’en sait rien !) pour se chercher une épouse. La future mariée étant déjà acoquinée avec un damoiseau, ce dernier va tout faire pour la retrouver après que le lutin l’ait kidnappée. En gros, on devine rapidement qui aura le fin mot de l’histoire et l’ennui prend le pas sur le divertissement. Qui plus est, impossible de se consoler avec les passages gore de la bande puisque Rodman Flender filme tout en hors-champ, hormis un arrachage de doigt furtif ainsi qu’un ébouillantement de visage.





En parlant de Rodman Flender justement, quelle idée de prendre un cinéaste aussi inexpérimenté et navrant ? Non pas que Mark Jones fusse un génie en la matière, mais ce dernier était au moins capable d’accoucher d’un produit respectable. Sur fond de décors en carton-pâte, Flender fait montre d’une réalisation miteuse, composée de plans tremblotants, d’une mise en scène simpliste et sur-théâtralisée ; lorsqu’il ne s’évertue pas à tourner la caméra dans tous les sens pour simuler une quelconque créativité. Pour couronner le tout, Leprechaun 2 laisse la parole à des acteurs foncièrement mauvais. Adieu Jennifer Aniston et bonjour Charlie Heath (pitoyable), Shevonne Durkin (exagérant chacune de ses expressions) et Sandy Baron (très moyen). Même Warwick Davis se montre à la limite de l’acceptable tant son jeu manque d’enthousiasme et de professionnalisme. En s’écartant à juste titre du score pour enfants du premier Leprechaun, Jonathan Elias avait toutes les chances de surpasser son prédécesseur. Pourtant, le compositeur se borne à des thèmes pop-rock très kitsch et des mélodies irlandaises (réussies, quant à elles).





Pour conclure, cette suite était loin d’être indispensable. La surprise et les atouts de l’opus original ayant disparu, il ne nous reste plus qu’un film faiblard, à l’humour léger et au casting déplorable. Heureusement que les aventures du lutin maléfique se suivent toujours avec un certain plaisir. Dans le cas contraire, Leprechaun 2 aurait été d’un ennui morbide.



Note : 9.5/20

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Découvrez mes courts-métrages : DUEL SUR LES RIVES DE LA MAULDRE (western) ; DES MACHINES ET DES HOMMES (SF) ; L'AVENTURE SENSATIONNELLE D'UN TABOURET TOUT À FAIT ORDINAIRE (absurde) ; UNE HISTOIRE SANS DÉBUT (absurde) ; OUVERTURE FACILE (comédie) ; LAMENTATIONS (thriller).
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MessageSujet: Re: LEPRECHAUN - La Saga   Ven 26 Sep 2008 - 16:39


LEPRECHAUN 3 (1995)


Réalisé par Brian Trenchard-Smith

Écrit par David Dubos
Musique de Dennis Michael Tenney
Avec Warwick Davis, John Gatins, Lee Armstrong, Marcelo Tubert, John DeMita, Caroline Williams, Michael Callan






Après un second opus bien inutile, les producteurs insistent pour nous pondre un nouveau numéro. Et l’on se dit qu’ils ont finalement bien fait. Non pas que Leprechaun 3 soit une réussite complète mais force est d’admettre qu’il rattrape les bévues de son prédécesseur et fait honorablement suite au film de Mark Jones. Cette fois-ci, le lutin diabolique met les pieds à Las Vegas, paradis de l’argent facile et de la corruption. À l’image du Leprechaun précédent, ce 3e volet part d’un schéma classique (le farfadet cherche la pièce d’or qu’on lui a volé) pour mieux approfondir les thématiques relatives au mythe irlandais. Ici, un médaillon mystique peut mettre fin à l’existence du lutin, et les pièces d’or de ce dernier donnent la possibilité à quiconque les possède d’exaucer ses vœux.





Ponctué de clins d’œil au métrage original, de répliques cinglantes à mourir de rire (« J’vais te taper sur la tête jusqu’à ce que t’en crèves ! ») et de séquences hilarantes (le farfadet qui fait du stop !) ou gentiment gore (un arrachage d’oreille et de doigt de pied, une énucléation à coup de canne, un découpage d’homme à la tronçonneuse, entre autres), Leprechaun 3 se veut un fier divertissement. Imparfait, certes, mais fort louable. Une imperfection imputable à une réalisation et une musique correctes mais d’une banalité affligeante. Ainsi qu’à des acteurs juste convenables (Warwick Davis, Marcelo Tubert), moyens (John Gatins, Caroline Williams, John DeMita), ou lamentables (Lee Armstrong).



En bref, Leprechaun 3 aurait très bien pu surpasser l’œuvre de 1993 s’il ne pâtissait pas d’une deuxième moitié mollassonne – dans laquelle l’histoire des personnages secondaires prend le pas sur celle du Leprechaun – et d’un final aussi simplet. Pour l’heure, le film de Brian Trenchard-Smith nous permet d’oublier son infâme prédécesseur et laisse à penser que Leprechaun pourrait aboutir à une saga tout à fait décente. Ce qui n’est déjà pas si mal.



Note : 13.5/20

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MessageSujet: Re: LEPRECHAUN - La Saga   Ven 26 Sep 2008 - 16:39


Leprechaun : Destination Cosmos
(Leprechaun 4 – In Space)
– 1996



Réalisé par Brian Trenchard-Smith

Écrit par Dennis Pratt
Musique de Dennis Michael Tenney
Avec Warwick Davis, Brent Jasmer, Jessica Collins, Tim Colceri, Miguel A. Nunez, Debbe Dunning, Guy Siner






Envoyer le Leprechaun dans l’espace… Un tel concept a de quoi vous filer de l’eczéma ! Et pourtant, à l’instar d’un Hellraiser IV ou d’un Jason X, le produit final sait apaiser nos craintes. Évidemment, Leprechaun 4 s’inscrit parmi les plus faibles de la saga mais force est d’avouer qu’il ne tombe pas aussi bas que le 2e volet. On retiendra tout de même une mise en scène rasoir, des effets numériques dégueulasses, des combats très mal chorégraphiés (les poings passent à 15cm du visage !), des décors de studio dignes d’une plate-forme de tir au laser (vive les écrans d’espace à deux balles, et les gadgets futuristes grand-guignolesques !) ainsi qu’une panoplie de stéréotypes en guise de personnages. Tels que ces péteux de militaires bodybuildés, cette salope de service, ce commandant bionique à l’accent à couper au couteau, ou cette princesse fringuée comme une Barbie (et avec le même Q.I.). Le tout desservi par des pseudo comédiens, sans talent aucun – dont un Brent Jasmer et une Jessica Collins absolument insipides.







De surcroît, impossible de déterminer si certains éléments du scénario visent à rendre hommage ou simplement à plagier d’autres films d’horreur-SF. La question est légitime vu le pompage exercé sur Aliens (le final ; les militaires de l’espace, partis bouter l’arrière-train des Extraterrestres ; et leur sergent cyborg), Star Wars (le sabre-laser), Terminator 2 (l’explosion du mutant cryogénisé), et 2001 – L’Odyssée de l’Espace (les membres du lutin flottant dans l’espace, sur fond de musique épique). Paradoxalement, le scénario a beau virer à la farce sans queue ni tête au bout de 45 minutes, on assiste plus amusé qu’écœuré à cette deuxième moitié de métrage. Le second degré de l’histoire aurait mérité meilleure exploitation, certes. Mais difficile de ne pas sourire face à un humour aussi grassouillet et tant de gags décomplexés. Le must restant la mutation du commandant en araignée-scorpion géante, se jetant sur la première mouche venue ; l’aplatissement du crâne de l’assistant ; ainsi que l’agrandissement du farfadet.





Pas de quoi rire aux larmes, en somme – surtout lorsque les acteurs font preuve de tant d’incompétence et que le final fait peine à voir –, mais reconnaissons à Leprechaun 4 le peu de qualités qui lui revient. Pour résumer, après une première partie faiblarde et pétrie de défauts, ce 4e segment fait de cette épreuve un divertissement tout à fait louable. On se serait volontiers dispensé de ce décor intergalactique mais ce dernier permet au moins à la saga Leprechaun de ne pas sentir le déjà-vu.





Note : 9.5/20



Joli fil...

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MessageSujet: Re: LEPRECHAUN - La Saga   Ven 26 Sep 2008 - 16:40


Leprechaun 5 – In The Hood (2000)



Réalisé par Rob Spera
Écrit par Doug Hall & Jon Huffman

D’après une histoire de William Wells, Alan Reynolds, Rob Spera & Doug Hall
Musique de Nicholas Rivera
Avec Warwick Davis, Ice-T, A.T. Montgomery, Rashaan Nall, Red Grant, Bebe Drake, Dan Martin, Lobo Sebastian



Conscients que le mythe irlandais ne peut plus être étoffé, les scénaristes voient leur inspiration réduite à un changement de décor pour le lutin maléfique. Après un passage à Las Vegas (fort réussi, par ailleurs) et un voyage dans l’espace (guère indispensable), voilà que le farfadet débarque In The Hood – comprenez « dans le ghetto ». Bon, ne soyons pas trop ingrats. Il faut bien admettre qu’un tel contraste entre l’univers du Leprechaun et celui du hip hop, du fric facile et des règlements de compte, a de quoi faire sourire tant il relève d’un délire entre potes. Qui plus est, Leprechaun 5 fait évoluer son personnage-fétiche de manière plaisante. C’est-à-dire en lui faisant fumer de la beuh, en le faisant rapper, s’exprimer uniquement en vers, ou alimenté par une grand-mère aveugle. Couronné par un soupçon de second degré et d’autodérision (Ice-T en tenue et chevelure disco, sortant une batte de base-ball de sa tignasse !), ce 5e chapitre aurait très bien pu relever le niveau de la saga.





Or, il en va tout autrement. À commencer par l’accompagnement musical de l’épisode. Ce qui s’annonçait par un thème captivant, mêlant harmonieusement beats hip hop et musique d’angoisse, prend rapidement les traits d’une bande uniquement rap et envahissante, privant ainsi le récit de toute tension. D’autant plus que des fuck, shit, ass, bitch, nigga, dick viennent polluer chaque réplique ; et que l’intrigue centrale – Mack Daddy, un parrain de la pègre, et le Leprechaun cherchent à récupérer la flûte enchanteresse qu’un trio de petites frappes leur a dérobé – se perd peu à peu dans une accumulation de concerts rap à petit comité. En sus d’un scénario décousu (dû à un script élaboré à 5 !), répétitif (les auteurs n’hésitent pas à réitérer les mêmes rebondissements concernant la flûte et le collier) ou empruntant sans vergogne des éléments déjà utilisés dans les précédents volumes (l’enfermement du lutin dans un coffre-fort, tiré de Leprechaun 2 !).



Achevé par une mise en scène terriblement plate et des acteurs en roue libre – hormis Warwick Davis, très drôle en farfadet rappeur –, In The Hood est loin de combler toutes nos exigences. S’il s’avère moins bancal que son prédécesseur, ce 5e opus ressemble beaucoup plus à un clip de rap déjanté qu’à un segment de la série Leprechaun. Mi-amusé mi-déçu, l’on demeure perplexe quant à la qualité réelle du film. Mais vous, comment considéreriez-vous Leprechaun 5 ?




Note : 10/20



Quand Coolio fait son cameo…

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MessageSujet: Re: LEPRECHAUN - La Saga   Ven 26 Sep 2008 - 16:41


Leprechaun 6 : Back 2 Tha Hood (2003)


Écrit & Réalisé par Steven Ayromlooi

Musique de Michael Whittaker
Avec Warwick Davis, Tangi Miller, Laz Alonso, Page Kennedy, Sherrie Jackson, Donzaleigh Abertnathy, Shiek Mahmud-Bey, Sticky Fingaz






Leprechaun n°5 : le farfadet se retrouve plongé dans les ghettos noirs de la ville. Bien, la surprise marque le coup malgré un casting hideux et une mise en scène atroce. Trouvant l’opportunité d’y développer un délire qui lui y est propre, Steven Ayromlooi décide de poursuivre l’aventure dans les décors banlieusards, à ses risques et périls. Le bide était assuré dès le départ. Pourtant, démontant petit à petit chacune de nos appréhensions, Leprechaun 6 vient détrôner son prédécesseur (pas inaccessible, cela dit), quitte à enfoncer ce dernier plus bas que terre. Le second degré est poussé plus en avant. Les comédiens se montrent plus débrouillards que les merdeux d’In The Hood, rendant leurs personnages plus attachants – en dépit d’inévitables stéréotypes (les gangstaz machos armés jusqu’aux burnes, le couple de lovers bidon) et de répliques rarement créatives (où les bitch ass nigga et autres muthafucka s’enchaînent à qui mieux-mieux). L’humour se trouve mieux exploité – les scènes où le lutin essaie d’avoir un rencard par téléphone, masse une femme obèse, se rend compte que ses jambes sont trop courtes pour atteindre la pédale d’accélérateur, ou fume de la beuh jusqu’à finir complètement déchiré, sont à pisser de rire !





Toutefois, suffit-il de placer le Leprechaun dans des situations improbables pour aboutir à un épisode haut de gamme ? La réponse survient au bout de 50 minutes : NON ! Le scénario a beau introduire des éléments (semi)nouveaux – comme le coffre s’emplissant d’or à l’infini, l’utilisation très « modernisée » du trèfle à quatre feuilles, ou le fait que les protagonistes prennent le temps de dépenser le trésor du farfadet avant de se faire tirer les oreilles –, l’histoire ne finit pas moins par tourner en rond. La faute en revient à une baisse de régime durant la 2e partie de l’œuvre, laissant entrevoir les faiblesses de la réalisation (dotée d’une mise en scène sans punch) et du montage (composé de fondus effroyablement nazes). À des rebondissements discrètement pompés à Sixième Sens (l’ouverture soudaine des placards et tiroirs de la pièce) ou E.T. (le lutin défoncé, errant dans la cuisine). À des combats de même calibre que le 4e volet, soit grossièrement chorégraphiés. Des effets numériques clinquants. Une musique groove ou R’n’B digne d’un popcorn-movie pour ados boutonneux – insuffisamment contrebalancée par des thèmes horrifiques somme toute banals. Ainsi qu’à un Leprechaun guère en forme, délaissant son phrasé poétique au profit de tirades insignifiantes, s’effaçant beaucoup trop derrière les autres personnages, et paraissant juste bon à en prendre plein la gueule pendant 1h25…





En définitive, Back 2 Tha Hood s’avère très représentatif de ce qui constitue la saga Leprechaun : un ensemble de points forts confronté à une importante quantité de points faibles. Ce 6e et ultime opus (provisoire ?) parvient à sortir la tête de l’eau mais on le sent en permanence attiré par les profondeurs de l’océan. Bien que la série n’ait encore à ce jour jamais versé dans la redite, un retour aux sources ne lui ferait pas de mal. À trop vouloir se différencier, la fidélité en prend un coup, et la qualité aussi.



Note : 11/20

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