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 Bubba Ho-Tep

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Le Zonard
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MessageSujet: Bubba Ho-Tep   Lun 29 Sep 2008 - 20:17

BUBBA HO-TEP (2002)



Écrit & Réalisé par Don Coscarelli

D’après la nouvelle de Joe R. Lansdale
Musique de Brian Tyler
Avec Bruce Campbell, Ossie Davis, Bob Ivy, Ella Joyce, Heidi Marnhout, Edith Jefferson, Larry Pennell, Reggie Bannister






Plusieurs années avant de rejoindre la folle équipée des Masters of Horror, Don Coscarelli prenait le temps de marquer son public au fer rouge d’une comédie horrifique des plus déjantées. Bubba Ho-Tep, croisement linguistique entre le surnom donné aux bouseux de la campagne texane et le nom d’une dynastie égyptienne, nous invite à suivre le parcours de deux anti-héros délirants. L’un n’est autre que le King Elvis Presley – ayant retrouvé l’anonymat sous le pseudo de Sebastian Haff –, devenu un vieillard grincheux, impuissant et ankylosé depuis un accident à la hanche. L’autre un retraité noir se prenant pour JFK en personne (se cacher derrière une peau noire est la meilleure couverture qui soit, d’après lui). Alors qu’une vague de morts suspectes décime la population de la maison de repos qu’ils fréquentent, les deux patriarches découvrent qu’une momie vêtue d’une tenue de cow-boy aspire l’âme de leur entourage. Ni une ni deux, Elvis se saisit de son déambulatoire, Kennedy de son fauteuil roulant, et tous deux s’en vont bouter le cul de cette momie desséchée. Armé d’une charge conséquente de second degré et d’humour grassouillet, Bubba Ho-Tep s’avère être un délire savoureux, aux qualités tantôt discrètes tantôt éloquentes, mais où le spectateur en prend pour son plaisir à longueur de temps.





D’ailleurs, il suffit de piocher dans les répliques salaces des protagonistes pour saisir l’essence même du métrage de Don Coscarelli :

« Dans mon rêve, j’avais sorti ma bite et je vérifiais si le bubon infecté, situé au bout de mon gland, était toujours rempli de pus. Si c’était le cas, j’étais décidé à le baptiser Priscilla, comme mon ex-femme, et à l’exploser en me branlant. »

« Toi, t’es une saloperie de putain de gros cafard ! »

« Le Pharaon suce des couilles d’âne. […] Cléopâtre est une grosse cochonne. »

« Et merde ! En sortant du fond de sa rivière, Bubba Ho-Tep sera affamé et en pétard. Et quand je vais essayer de l’arrêter, il va me foutre cette sulfateuse dans le cul. Et puis il me foutra dans le cul de Jack avec sa chaise roulante… »

« Nom de Dieu ! Que je brûle en Enfer si je laisse cette espèce de fils de pute d’étranger de suceur de cul, avec ses boots en croco, faire des graffiti sur nos murs et voler l’âme de mes amis pour la chier dans les toilettes-visiteurs… »


Bref, inutile de préciser que les fous rires vont bon train et que l’on ne peut que se réjouir d’une comédie aussi délurée.



Pourtant, Bubba Ho-Tep est loin de combler toutes nos attentes. Le scénario de Coscarelli semble en effet se contenter d’un concept réussi (Elvis contre une momie, donc) pour l’étirer à outrance et atteindre, par ce biais, une durée d’1h25. Alors qu’un moyen-métrage d’1h (à la manière d’un épisode des Masters of Horror, en somme) aurait été plus judicieux et plus efficace. Ce qui aurait probablement évité à Bubba Ho-Tep un développement aussi longuet et un final aussi mou, nous laissant le temps de constater toute la banalité de sa réalisation. Quoiqu’il en soit, l’œuvre de Coscarelli constitue une agréable surprise. Tant sur le plan du script que sur celui du casting. Même si l’acteur ne convainc pas vraiment quand il danse le rock, comment ne pas sourire face à un Bruce Campbell métamorphosé en Elvis Presley sénile et injurieux ? Accompagné, qui plus est, d’un Ossie Davis hilarant et d’une Ella Joyce parfaite en infirmière faussement compatissante. Nanti d’une bande-son fort sympathique – alternant guitares (rappelant les westerns leoniens) et ambiances horrifiques (parfois proches de certains thèmes d’X-Files) -, Bubba Ho-Tep aurait très bien pu siéger aux côtés des meilleures comédies d’horreur de ces dernières années, s’il n’avait pas excédé les 60 minutes. Quoiqu’un peu décevant, le film de Don Coscarelli se doit d’être vu. Ne serait-ce que pour son concept dévastateur ou ses répliques assassines.



Note : 14.5/20



Un générique de fin très prometteur…
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