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 Hannibal Lecter - Les Origines du Mal

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Le Zonard
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MessageSujet: Hannibal Lecter - Les Origines du Mal   Ven 26 Sep 2008 - 17:47


Hannibal Lecter – Les Origines du Mal
(Hannibal Rising)
– 2006


Réalisé par Peter Webber
Écrit par Thomas Harris

Musique de Shigeru Umebayashi & Ilan Eshkeri
Avec Gaspard Ulliel, Gong Li, Rhys Ifans, Dominic West, Richard Brake, Kevin McKidd, Ingeborga Dapkunaite, Aaran Thomas







Le moins qu’on puisse dire, c’était que j’étais réticent à l’idée de visionner ce film. À l’arrivée, Thomas Harris et Gaspard Ulliel parviennent à fustiger tous nos a priori pour un résultat à la hauteur de la saga. Là où Thomas Harris fait mouche, c’est qu’il ne perd pas de vue l’essence même de son personnage, nous dévoilant un passé cohérent avec la personnalité de Hannibal le Cannibale. Ainsi, le jeune Hannibal Lecter voit sa sœur se faire dévorer par une horde de soldats russes affamés du temps de la Seconde Guerre Mondiale. Hanté par ce souvenir, il devient mutique, apathique et assoiffé de vengeance. Plutôt que de nous balancer une explication hasardeuse du cannibalisme de son personnage, Thomas Harris opte pour un raisonnement logique et saisissant. Si ses premiers actes cannibales sont le fruit d’une vengeance méritée, Hannibal Lecter y découvre un plaisir profond, améliorant son « savoir-faire » à mesure que ses connaissances en médecine et en sciences augmentent. À Paris, Hannibal développe son raffinement pour la gastronomie française et la musique classique, mais aussi l’art de la vengeance via l’enseignement de sa tante. Avec cette dernière se constitue une relation similaire à celle entretenue avec Clarice Starling, faite d’attirance intellectuelle réciproque, dépourvue de sexualité. Et la comparaison avec Le Silence des Agneaux et Dragon Rouge ne s’arrête pas là puisque, au fil de l’histoire, Hannibal Lecter est amené à aider un inspecteur à trouver des criminels de guerre ayant échappé au procès de Nüremberg. En somme, l’analogie avec les autres volets de la saga est faite, et brillamment qui plus est.





Tandis que nos plus grandes appréhensions se tournaient vers lui, Gaspard Ulliel explose l’écran en s’accaparant avec génie le personnage-phare d’Anthony Hopkins. On pouvait craindre le pire (surenchère permanente, jeu décalé, copié sur le modèle original) mais Ulliel n’en fait rien. Le jeune acteur délivre une performance sidérante, sans fausse note, tout bonnement excellente. Il confère à son personnage toute la cohérence, toute l’humanité mais aussi toute la cruauté dont il avait besoin. Niveau cruauté et sadisme aussi bien physique que psychologique, il me semble que Hannibal Lecter va plus loin que ses prédécesseurs. Éventrations, scarifications, cannibalisme, étouffements barbares, tortures en tout genre, perversion mentale… Hannibal dissémine la terreur, sous toutes ses formes, dans l’esprit de ses victimes, leur infligeant d’atroces souffrances avant de les regarder mourir.





Là où le bât blesse, en revanche, c’est du côté de la réalisation. Si Peter Webber se montre particulièrement talentueux pour incruster une atmosphère pesante, malsaine et macabre, le réalisateur a tendance à pousser trop loin la suggestion. Tellement loin que nous ne sommes plus en mesure d’imaginer. En réalité, le résultat est tel que l’on en vient à se demander si Webber n’a pas voulu suggérer un maximum afin d’éviter la censure et une interdiction en salles trop lourde. Non pas que des effets gore soient la bonne solution mais le fait est que trop de suggestion tue la suggestion ! Pour ce qui est de la musique, on est loin de la maestria de Danny Elfman (Dragon Rouge), de la beauté artistique de Hans Zimmer (Hannibal) et du génie de Howard Shore (Le Silence des Agneaux). Certes, Shigeru Umebayashi et Ilan Eshkeri se montrent convaincants mais leurs compositions ne laissent place à guère d’originalité, en oubliant presque de développer un thème principal. Quitte à parler des défauts de Hannibal Lecter, autant aborder son final trop vite essuyé, trop facile, et qui déçoit notre espoir de voir Anthony Hopkins faire son apparition. Quoiqu’il en soit, Hannibal Lecter comble toutes nos attentes et ne saurait nuire à la solide réputation de la saga de Thomas Harris. En attendant un éventuel Hannibal Lecter II sur les débuts de carrière du plus célèbre cannibale, ou un Hannibal II sur la fin de vie de ce dernier et son affrontement ultime avec Clarice Starling…







Histoire : 4.5/5
Acteurs : 4.5/5
Réalisation : 4/5
Musique : 3.5/5


Note : 16.5/20
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