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 Frayeurs (City of the Living Dead)

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Le Zonard
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MessageSujet: Frayeurs (City of the Living Dead)   Jeu 25 Sep 2008 - 18:15


Frayeurs (City of the Living Dead) – 1980


Réalisé par Lucio Fulci

Écrit par Lucio Fulci & Dardano Sacchetti
Musique de Fabio Frizzi
Avec Christopher George, Katriona Mac Doll, Carlo de Mejo, Antonella Interlenghi, Giovanni Lombardo Radico, Janet Agren





Quoi de mieux, pour aborder un film culte de la trempe de Frayeurs, que de débuter par les éléments qui font tache et qui fâchent ? En premier lieu, force est de constater que l’œuvre de Lucio Fulci a pris de sacrées rides en près de 30 ans. L’image est terne. Les décors sont typiques des années 80. L’histoire s’emboîte assez mal, accuse un rythme affreusement lent (les 20 dernières minutes sont tout autant de calvaires pour le spectateur un tantinet fatigué), et se clôt sur un final frôlant la ringardise. Même le score de Fabio Frizzi accentue l’aspect gnangnan qui se dégage du métrage. En effet, aussi sublime et intrigante soit-elle, la musique apparaît bien souvent en décalage avec le visuel de Fulci (via ses thèmes bruyants plaqués sur des scènes mollassonnes) et a tendance à partir dans des accords kitsch malvenus (ridiculisant un peu plus le final précité, par exemple). Les comédiens jouent soit comme des brêles soit de manière inégale, et ne peuvent trouver réconfort ni dans leurs personnages (gentiment stéréotypés : le psy à deux balles, la médium troublée…) ni dans la version française du film que les doubleurs prennent un malin plaisir à massacrer à chaque réplique. De son côté, Lucio Fulci use et abuse des zooms, des décors sur fond noir, et des plans serrés (au niveau des yeux, principalement) – une manière de procéder typique des années 80, soit dit en passant.





Que l’on ne s’y trompe pas, cependant. Si Frayeurs s’encombre de défauts handicapants, il ne possède pas moins d’indéniables qualités. À commencer par cette ambiance sans pareille : à la fois glauque, macabre, poisseuse et oppressante. Que la réalisation froide de Fulci décuple, au grand désarroi du spectateur. Et que les maquillages spéciaux appuient, sans vergogne. De cette (marquante) éviscération par voie buccale à ces multiples broyages de crânes, en passant par la pluie d’asticots, le visage traversé par une perceuse, le look putride et craspec des morts-vivants.
Malheureusement, Frayeurs est bien vite rattrapé par ses défauts. L’on ressort mi-convaincu mi-déçu de cette œuvre culte ayant assez mal vieilli. À découvrir sans la moindre hésitation, évidemment, ne serait-ce que pour l’ambiance déstabilisante, viscérale et unique du métrage, ainsi que les scènes gore et malsaines le parcourant.





Note : 13/20
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Mulder
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MessageSujet: Re: Frayeurs (City of the Living Dead)   Mar 20 Avr 2010 - 4:31


Aussi étonnant que certaines choses, ce film est ma première expérience avec le maître du macabre, Lucio Fulci. Ce réalisateur est très connu pour ses films de zombies qui ont été une référence pour plusieurs cinéastes, encore aujourd'hui j'entends parler de lui. City of the Living Dead a été pour moi, un film très dur à saisir à ma première écoute, je trouvais même que le film avait pris beaucoup de rides, mais plu maintenant. Il est clair que Fulci sait comment rendre une scène macabre, très intéressante, c'est ce qu'il démontre ici. Il suffit simplement de se laisser entraîné dans cette histoire décousue, mais tellement intéressante.

À Dunwich, dans un cimetière, un prêtre s'enlève la vie sans aucune raison. Ce suicide a ouvert les sept portes de l'enfer, où des démons/morts-vivants en sont sortis. Après avoir vu cet évènement lors d'une séance de spiritisme, une voyante tombe raide morte, mystérieusement. Un an après cette mort tragique, elle se réveille comme par enchantement. Heureusement sur les lieux, Peter Bell, un journaliste, réussie à faire sortir celle-ci de son cercueil. La visite chez l'organisatrice de la séance de spiritisme leurs font découvrir que la mort du fameux prêtre a ouverte les sept portes de l'enfer. Obligatoirement, la voyante et le journaliste, vont devoir aller vers Dunwich pour fermer les portes avant le jour limite. Pendant ce temps, dans la petite ville de Dunwich, un psychologue, sa sœur et quelques villageois sont témoins de plusieurs situations inexplicables avec des morts-vivants.

Bien que l'œuvre possède plus de trente ans derrière elle, celle-ci n'a pas pris une ride. Lucio Fulci est le maître du macabre et du gore, il ne se prive pas d'offrir ce que les amateurs du film de zombies veulent. Bien que le scénario soit très mince, Fulci compense avec une ambiance macabre qui vaut le détour. Celle-ci est accompagnée d'une composition assez entraînent qui ne quitte pas les oreilles du spectateur. Fulci prouve aussi ses talents de réalisateur, grâce à ses nombreux mouvements de caméras qui arrivent à faire oublier le vide de l'histoire, mais aussi grâce à l'ambiance qu'il réussie a créé avec quasiment rien. La simplicité de ses techniques fait de ce film, un film qui semble avoir coûté plus cher que le budget allouer. Le dernier plan est peut-être dur à comprendre, mais, je trouve que justement le fait de ne pas comprendre grand-chose, fait paraître ce dernier plan encore plus grandiose.

Fulci trouve aussi beaucoup l'originalité avec ses zombies, ceux-ci ne sont pas des cadavres qui sortent de la terre, mais des démons venus de l'enfer. Cette innovation permet à Fulci et son scénariste de rendre les attaques des zombies surprenantes. Autant, ceux-ci sont peu présents, autant les apparitions comme par magie peuvent rendre le tout plus original. L'une des premières morts est vraiment dégoûtante, celle-ci n'est pas effectuer physiquement, mais simplement parce que le personnage à regarder un zombie dans les yeux. Les effets illusions m'ont aussi beaucoup impressionné, surtout quand on voit à plusieurs reprises un zombie se pendre, pour finalement disparaître. Bien que l'effet ne sera pas vraiment crédible pour certaines personnes, pour moi ça reste des scènes mémorables.

Le seul réel défaut sont les acteurs secondaires, qui manquent un peu de crédibilité. Certaines de leurs actions sont trop banales dans les situations qu'ils doivent affronter. Par contre, les quatre personnages principaux possèdent une meilleure personnalité.

City of the Living Dead fut ma première expérience avec Lucio Fulci, j'espère sincèrement que ses autres films seront aussi bons. J'adore l'ambiance macabre que l'homme donne à chacune de ses scènes, les morts-vivants qu'il a inventé et surtout son scénario confus, mais combien fascinant !

NOTE: 16/20
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MessageSujet: Re: Frayeurs (City of the Living Dead)   Mer 21 Avr 2010 - 21:24

Mon film d'horreur favori ! 20/20
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