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 Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)

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Le Zonard
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MessageSujet: Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)   Dim 30 Mar 2008 - 19:08


RÊVES & CAUCHEMARS
(Nightmares & Dreamscapes)


GÉNÉRIQUE :










1.01 : Petits Soldats (Battleground)



Réalisé par Brian Henson
Écrit par Richard Christian Matheson
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Danse Macabre (Night Shift)





Tandis que la série des Masters of Horror bat son plein, une autre voit le jour : Rêves & Cauchemars. Mini-série de 8 épisodes, tous inspirés des nouvelles de Stephen King parues dans ses recueils Rêves & Cauchemars, Danse Macabre ou encore Tout Est Fatal. De son côté, Petits Soldats nous conte l’histoire d’un tueur à gages dont le dernier « client » était un éminent concepteur de jouets. Peu de temps après, l’assassin reçoit un colis renfermant une mallette de soldats en plastique. Soldats qui se révéleront bien vivants et surtout déterminés à faire la peau de celui qui a tué leur créateur. Vous l’aurez compris, bien que l’épisode se montre somme toute assez sanglant et brutal, Petits Soldats constitue avant tout un délire horrifico-fantastique très drôle, réveillant l’âme d’enfant cruelle qui sommeille en chacun de nous.





Comme pour accentuer la ressemblance qu’il existe entre le protagoniste et les soldats miniatures, Richard Christian Matheson opte pour un récit dépourvu de tout dialogue, préférant miser sur les expressions de l’excellent William Hurt et le visage impavide des jouets que sur le texte. Ce qui aboutit à un scénario parfois longuet mais d’une efficacité redoutable. Conservant à tout instant une alchimie parfaite entre sérieux et second degré, là où certains auraient versé dans le grand-guignol. Et faisant de ce premier opus de Rêves & Cauchemars un divertissement haut de gamme. Mais si cette retranscription visuelle procure presque autant de plaisir que la nouvelle de Stephen King, c’est aussi grâce à la réalisation grandiose de Brian Henson. Alors que beaucoup se seraient plantés via un surplus d’effets numériques, Henson se cantonne à des SFX aussi discrets que bluffants. Mettant en avant des mouvements de caméra calculés au centimètre près, comme le prouvent d’ailleurs les séquences se déroulant à bord des hélicoptères miniatures.





Bref, pour un premier coup, la série Rêves & Cauchemars frappe fort et fait honneur à la nouvelle originale de Stephen King. On pourra toujours trouver quelques défauts à l’épisode – notamment en ce qui concerne des éléments du scénario passés sous silence – mais la magie opère de la première et la dernière minute et nous laisse conquis. Que demander de plus ?





NOTE : 16.5/20



RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)




1.02 : Crouch End



Réalisé par Mark Haber
Écrit par Kim LeMasters
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Rêves & Cauchemars (Nightmares & Dreamscapes)





Rêves & Cauchemars n’amorce que son 2e épisode, et déjà la série présente ses faiblesses. Alors que Petits Soldats faisait montre d’effets spéciaux majestueux, Crouch End use et abuse de SFX et d’effets numériques inexorablement laids (ralentis inutiles, saccades mal maîtrisées). Ce, en dépit d’un traitement de l’espace sublime, de mouvements de caméra amples et fluides, et d’une photographie éclatante – non sans évoquer les films d’horreur des années 20 – se servant avec brio des contrastes entre obscurité et clarté, tirant profit de la volupté du gris, du noir et du blanc. Mais autant la réalisation de Mark Haber arrive à jongler entre défauts et qualités, autant le script de Kim LeMasters ne suscite notre intérêt à aucun moment. La raison : une histoire plate et déjà vue, amoncelant scolairement les références cinématographiques (Amityville, Simetierre, Les Démons du Maïs, The Thing, Vengeance Diabolique) et livresques (Edgar Poe en priorité) sans jamais leur rendre hommage ou leur faire honneur. Ainsi, un couple de jeunes mariés doit se rendre à un banquet organisé dans la ville mystérieuse de Crouch End, cité bâtie sur un site de sacrifice druidique. Bientôt, les jeunes amoureux sont confrontés à des manifestations paranormales des plus inquiétantes.





Bref, le scénario ne réserve rien de sensationnel ni d’original. Et l’ennui qu’il suscite se trouve accru par une surenchère d’effets numériques des plus déplorables (parfois semblables aux SFX merdiques du Mortuary de Tobe Hooper). Sans parler des prestations à double tranchant de Claire Forlani et Eion Bailey (un rescapé de la série Urgences, soit dit en passant), tous deux capables du meilleur comme du pire. Reste un score fabuleux signé Jeff Beal, enchaînant de magnifiques mélodies sans regarder à la dépense.
Au bout du compte, Crouch End est une grande déception. L’univers de Stephen King est très mal retranscrit. L’’intrigue ne décolle pas d’un centimètre. Photographie et mise en scène sont meurtries par la post-production. Et le spectateur reste avec la fâcheuse impression d’avoir été baladé pendant 45 minutes… En clair, mieux vaut se repasser Petits Soldats ou enchaîner avec La Dernière Affaire d’Umney que de consacrer une seule seconde à Crouch End.



NOTE : 8/20


Dernière édition par ArPaNet le Dim 30 Mar 2008 - 19:15, édité 1 fois
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Le Zonard
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MessageSujet: Re: Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)   Dim 30 Mar 2008 - 19:10

RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)



1.03 : La Dernière Affaire d’Umney (Umney’s Last Case)



Réalisé par Rob Bowman
Écrit par April Smith
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Rêves & Cauchemars (Nightmares & Dreamscapes)





Rêves et Cauchemars est-il destiné à n’être qu’une mini-série miteuse (comme le supposait Crouch End) ou réserve-t-il encore de bonnes surprises (comme ce fut le cas avec Petits Soldats) ? Au vu du résultat, ce 3e épisode laisse espérer que Crouch End n’était qu’une mauvaise passe et que Rêves & Cauchemars pouvait renfermer les meilleures adaptations des nouvelles de Stephen King. Avec La Dernière Affaire d’Umney, l’auteur rend hommage, avec beaucoup d’humour, aux films noirs des années 40 et 50. Dans cette histoire, le détective privé Clyde Umney voit peu à peu son univers s’effondrer – les whiskys cul-sec, les femmes faciles, les affaires résolues en 2 temps 3 mouvements, étant remplacés par des meurtres sordides, des départs et retournements de situations inattendus. Umney apprend alors qu’il n’est que le personnage d’un roman et que son créateur, fuyant un quotidien morose, cherche à prendre sa place.





Outre l’hommage délirant que signe Stephen King – et que retranscrit brillamment April Smith –, La Dernière Affaire d’Umney sert aussi de tremplin à l’auteur pour confondre réalité fictive et fiction pure. Extrapolant la notion de refuge que peut constituer le monde de l’écriture. Au-delà, la scénariste exagère avec subtilité les stéréotypes dont sont volontairement affublés les protagonistes des années 30. Clyde Umney, en premier lieu. Transporté par un William H. Macy au meilleur de sa forme, le personnage se veut l’archétype même du détective privé de l’entre-deux-guerres. Dragueur, coureur de jupons, cynique, beau comme un as avec son costume cintré, jamais affolé et toujours prêt à lancer des répliques mémorables – dont l’hilarante : « Bon sang ! C’est ce qui s’appelle une belle journée ! Faudrait y coller le p’tit symbole de modèle déposé au beau milieu. C’est une pure matinée de Los Angeles, estampillée Metro-Goldwin-Mayer » !



Malgré une touche dramatique un brin surfaite ainsi qu’un final bâclé, La Dernière Affaire d’Umney constitue une très belle surprise. Surprise rendue possible grâce à son scénario et son casting donc, mais pas uniquement. Ajoutons le score (encore une fois) superbe de Jeff Beal et la mise en scène implacable de Rob Bowman – laissant transpirer tout le talent de l’ex-réalisateur d’X-Files, via des travellings gracieux, une photographie exemplaire (développant un contraste sublime entre la période fictive – très colorée – des années 30 et le présent – presque glacial – de l’écrivain).
Un très bon épisode, en somme. Moins bon que Petits Soldats mais à mille lieues du misérable Crouch End.





NOTE : 15/20




RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)



1.04 : Le Grand Bazar – Finale (The End of the Whole Mess)



Réalisé par Mikael Salomon
Écrit par Lawrence D. Cohen
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Rêves & Cauchemars (Nightmares & Dreamscapes)





Comme tout écrivain de Science-Fiction, Stephen King a lui aussi tenté de donner sa vision de la Fin des Temps. Après Le Fléau et La Tempête du Siècle, The End of the Whole Mess – que l’on pourrait traduire par La Fin de l’Être Humain plutôt que par ce ridicule Le Grand Bazar : Finale – décrit comment un génie trouve le moyen d’éliminer toute trace d’agressivité chez l’Homme, et comment une telle découverte va mener l’humanité à sa perte. Malheureusement, cet épisode de Rêves & Cauchemars est loin de refléter le talent de Stephen King d’une part, et le potentiel de la série d’autre part.



Premièrement, l’histoire sent le réchauffé à plein nez. Outre l’introduction des attentats du 11 Septembre et de la maladie d’Alzheimer, The End of the Whole Mess ne fait que retranscrire – sous une forme similaire – ce que d’autres auteurs ont pu écrire sur le sujet. Un fait que n’aident pas vraiment un procédé narratif sans élan et déjà vu (un homme raconte devant sa caméra comment l’Homme en est venu à s’autodétruire) ainsi qu’un développement fort convenu (la mort du protagoniste est prévisible dès le départ).



En second lieu, ce 4e épisode de la série perd toute l’efficacité visuelle dont jouissaient ses prédécesseurs. La photographie pâlichonne fleure bon l’improvisation totale. La mise en scène et les acteurs n’iraient pas casser trois pattes à un canard. Et le surplus d’ajouts numériques (même les insectes et les paysages puent le numérique !) ne fait qu’accentuer un peu plus la faiblesse de l’épisode. Même la participation de Jeff Beal se révèle inférieure, quoique convenable, aux scores somptueux des premiers opus de Rêves & Cauchemars.



Pour conclure, sans être mauvais, The End of the Whole Mess ne titille que légèrement notre intérêt. L’impression persiste de se trouver face à un téléfilm à budget réduit, et non face à une histoire signée Stephen King. Maintenant, qui de l’écrivain, du scénariste, du monteur ou du réalisateur faudrait-il blâmer ? Un peu les quatre, j’imagine. Toujours est-il que The End of the Whole Mess est loin de combler les attentes de son public.



NOTE : 10/20


Dernière édition par ArPaNet le Dim 30 Mar 2008 - 19:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)   Dim 30 Mar 2008 - 19:11

RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)



1.05 : Quand L’Auto-Virus Met Cap Au Nord
(The Road Virus Heads North)




Réalisé par Sergio Mimica-Gezzan
Écrit par Peter Filardi
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Tout Est Fatal (Everything’s Eventual)





En attendant une éventuelle adaptation cinématographique du roman Rose Madder, Peter Filardi et Sergio Mimica-Gezzan se chargent de mettre en images Quand L’Auto-Virus Met Cap Au Nord, autre œuvre de Stephen King à aborder le thème des peintures « vivantes ». Ici, un écrivain à succès, Richard Kinnell (croisement entre Richard Bachman et Stephen King), achète un tableau dans un vide-grenier. Sur la toile, un conducteur au regard ténébreux et aux dents acérées fonce à toute allure. Et, rapidement, ce qui n’était qu’un personnage de tableau se transforme en un être de chair, prêt à décimer tous ceux que Richard Kinnell croise sur son chemin. Si, à l’instar de La Dernière Affaire d’Umney, l’épisode pâtit d’un final un peu trop abrupt, ce 5e épisode met aussi en avant les angoisses profondes de l’écrivain. De sa fuite de la notoriété aux peurs qu’il ne peut écrire et ne peut s’avouer. Semblable à un travail psychanalytique, Quand L’Auto-Virus Met Cap Au Nord (une traduction irréprochable du titre original, pour une fois) est une manière pour l’auteur de romancer sa propre histoire tout en pointant la fascination que l’on peut éprouver à l’égard d’une peinture. Quoi de plus terrifiant qu’une toile qui change en permanence ? Et qui, de surcroît, s’imprègne de la peur de son possesseur pour remplir son quota de meurtres ? Bien que d’autres adaptations se soient révélées plus déroutantes, cet épisode de Rêves & Cauchemars comporte tout de même son lot de scènes angoissantes. Ne serait-ce qu’au travers de cette peinture changeante ou de ce huis-clos final prenant, quoique inabouti.





Véritable césure, l’épisode de Sergio Mimica-Gezzan s’éloigne radicalement de la mise en scène des opus précédents. Opposant ses cadrages saccadés et instables aux mouvements fluides et soignés des 4 premiers réalisateurs. Et abandonnant la photographie glaciale de la moitié de saison au profit de tonalités plus vives mais aussi plus brutes. Il en va de même pour Jeff Beal, remplaçant ses mélodies lancinantes par des partitions plus agressives, plus sauvages. Ce qui amène à un score convenable mais moins convaincant que ses prédécesseurs. L’acteur Tom Berenger, quant à lui, s’immisce avec brio dans la peau de cet écrivain persécuté, faisant preuve d’une infime justesse là où certains se seraient engouffrés dans la surenchère.
Au final, Quand L’Auto-Virus Met Cap Au Nord n’est ni le meilleur épisode de la série ni le meilleur segment concocté par Stephen King. Néanmoins, ce 5e chapitre de Rêves & Cauchemars mérite d’être découvert au plus vite.



NOTE : 14.5/20



Prends garde, malheureux ! Tu vas glisser sur des livres de Stephen King et t'étaler de tout ton long dans l'escalier... Ah, trop tard !




RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)



1.06 : Quatuor À Cinq (The Fifth Quarter)



Réalisé par Rob Bowman
Écrit par Alan Sharp
D’après la nouvelle de Stephen King (Le Cinquième Quart)
Tirée du recueil Rêves & Cauchemars (Nightmares & Dreamscapes)





Après La Dernière Affaire d’Umney, Rob Bowman s’attaque à Quatuor À Cinq, plus connu sous le nom de Cinquième Quart. Dans ce segment, Stephen King délaisse le monde de l’horreur et du fantastique afin de dresser le portrait de la classe pauvre des Etats-Unis. Sortant de prison, un homme promet à sa femme de ne plus replonger dans quoi que ce soit d’illégal. Mais, rattrapé par son passé, le mari s’embarque malgré lui dans une chasse au trésor prenant rapidement les traits d’un règlement de comptes sanglant. Si l’on a connu des intrigues plus originales dans le genre, Quatuor À Cinq nous prouve une fois de plus que l’horreur n’est pas le seul domaine dans lequel Stephen King peut exceller. Alan Sharp a su étoffer le matériau de base dans une juste mesure ; jusqu’à faire de ce 6e chapitre un divertissement haletant et sans temps mort.





Après, il est certain que l’histoire ne réserve pas de grandes surprises. Qui plus est, la bande-son très rock de Jeff Beal convainc moins que ses scores mélodieux habituels, bien que les partitions présentes demeurent de bonne facture. Et force est d’admettre que la performance très inégale de Samantha Mathis n’arrange pas le problème. Ceci dit, la photographie grisâtre de l’épisode, la réalisation couillue de Rob Bowman – qui n’est ici pas sans rappeler son travail fourni sur The Lone Gunmen – ainsi que la prestation sans faille de Jeremy Sisto – que l’on n’a pas connu plus en forme depuis la saison 1 de Six Feet Under – permettent à Quatuor À Cinq de se dégager du lot et de se placer parmi les meilleurs épisodes de Rêves & Cauchemars.



NOTE : 14.5/20


Dernière édition par ArPaNet le Dim 30 Mar 2008 - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)   Dim 30 Mar 2008 - 19:11

RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)



1.07 : Salle d’Autopsie Quatre (Autopsy Room Four)



Réalisé par Mikael Salomon
Écrit par April Smith
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Tout Est Fatal (Everything’s Eventual)





Après une légère digression du nom de Quatuor À Cinq, Rêves & Cauchemars replonge dans l’univers si particulier de Stephen King. Après avoir été mordu par une vipère et déclaré mort par un docteur sénile, Howard Cottrell est emmené à la salle d’autopsie numéro quatre, les pieds devant. Seul problème, Howard n’est pas mort et il s’apprête à vivre sa propre autopsie ! Humour noir (le duo de légistes se faisant du rentre-dedans à longueur de temps, Howard critiquant ceux qui sont sur le point de le découper en morceaux). Éveil d’une peur profonde (celle de passer pour mort aux yeux des autres alors que l’on est bel et bien vivant). Avec Salle d’Autopsie Quatre, Mikael Salomon ne fait pas que mettre en images l’une des nouvelles les plus terrifiantes de Stephen King, il en réalise aussi l’une des plus drôles. S’il est vrai que le format de 45 minutes ne convient pas parfaitement à l’opus (30 minutes auraient suffi) et lui confère un rythme un peu trop endormi, cet avant-dernier épisode de la saison ne constitue en rien une déception.





Pas décevant donc mais pas parfait pour autant. À l’instar de The End of the Whole Mess (également réalisé par Mikael Salomon), Salle d’Autopsie Quatre se contente d’une musique correcte et d’une photographie basique à des années lumière de l’esthétique prestigieuse de Crouch End. En revanche, tout comme ce dernier, l’épisode de Salomon voit son efficacité diminuée par des effets numériques dégueulasses (le paysage orageux, le serpent). SFX qui nous renvoient en pleine tronche que, au lieu de marquer une prouesse technologique, le numérique est devenu une facilité utilisée à tout bout de champ, un gain de temps et d’argent maladroit se répercutant inévitablement sur la qualité d’un métrage. Heureusement, lorsqu’il ne s’en remet pas aux post-producteurs, Mikael Salomon soigne son approche par des travellings bien foutus et des prises de vue intéressantes (la vision du futur autopsié, notamment). Et bénéficie, de surcroît, d’un casting irréprochable – dans lequel on retiendra les performances délirantes de Richard Thomas, Greta Scucchi et Robert Mammone.
Pas de quoi sauter au plafond, en somme, mais le résultat se montre satisfaisant et nous permet de passer un agréable moment.



NOTE : 14.5/20




RÊVES & CAUCHEMARS

(Nightmares & Dreamscapes)



1.08 : Un Groupe d’Enfer
(You Know They Got a Hell of a Band)




Écrit & Réalisé par Mike Robe
D’après la nouvelle de Stephen King
Tirée du recueil Rêves & Cauchemars (Nightmares & Dreamscapes)





Rêves & Cauchemars, ultime chapitre. La série ayant démarré sur les chapeaux de roue avec l’excellent Petits Soldats, tout fan était en droit d’espérer que le show se clôt de la même façon. Malheureusement, cet espoir aura été vain…
Après avoir tourné en rond pendant des heures, un couple tombe par hasard sur la bourgade de Rock n’ Roll Heaven (soit le Paradis du Rock n’ Roll). Tout d’abord amusé par l’aspect années 50 de la ville, le couple s’aperçoit alors avec horreur que les habitants sont tous des fantômes de stars du rock défuntes. Janis Joplin, Elvis Presley, Buddy Holly, Otis Redding, Jimi Hendrix… Tous résident à Rock ‘n Roll Heaven depuis leur décès et comptent bien « convertir » leurs nouveaux hôtes. Alléchant sur le papier, Un Groupe d’Enfer l’est beaucoup moins dans l’adaptation de Mike Robe. À l’image de Crouch End, ce 8e volet de la série accumule les clichés à tour de bras (un couple en conflit, pris au piège dans une ville mystérieuse, où le mari va peu à peu perdre corps et âme) et pourrit son visuel d’effets spéciaux miteux (sang et gerbe numériques, paysages retouchés à l’ordinateur). Plus décevant encore, Mike Robe nous jette de la poudre aux yeux pendant 40 minutes en nous promettant un « concert du diable » regroupant les plus grandes stars du Rock alors que l’épisode s’achève à l’entrée en scène des artistes décédés.





Du coup, Un Groupe d’Enfer donne l’impression de péter plus haut que son cul. Face à un développement aussi convenu, Mike Robe nous appâte avec un concert que l’on ne verra jamais. Un projet trop ambitieux pour un simple épisode de série TV ? Peut-être. Toujours est-il que, à force d’avoir les yeux plus gros que le ventre, le réalisateur laisse son public saliver inutilement et ne lui offre qu’une récompense des plus amères. La mise en scène n’a rien d’exceptionnel. Adieu la photographie radieuse et les scores envoûtants du début de saison (décidément…). L’actrice Kim Delaney a tendance à jouer à côté de ses pompes. Quant à Steven Weber, difficile d’affirmer si c’est le comédien ou le personnage qui fait défaut.
En fin de compte, Un Groupe d’Enfer aurait mieux fait de rester à l’état de nouvelle. Mike Robe semble avoir oublié que, lorsque l’on n’est pas foutu de tenir ses promesses, mieux vaut ne pas en proférer du tout. Avec une équipe technique moins radine, on se dit qu’Un Groupe d’Enfer aurait pu valoir le coup d’œil. Pour l’heure, il n’en résulte qu’un épisode clinquant dont Rêves & Cauchemars aurait pu se dispenser.





NOTE : 9/20


BILAN – SAISON 1
D’un niveau relativement moyen, cette première saison de Rêves & Cauchemars aura dissuadé ses producteurs de renouveler l’aventure. Pourtant, au regard de certains épisodes (Petits Soldats, La Dernière Affaire d’Umney, Salle d’Autopsie Quatre), poursuivre l’adaptation des nouvelles de Stephen King ne semblait pas être une mauvaise chose. Bien sûr, une participation active de la part de l’écrivain à la série (pas un seul cameo au cours de cette première saison) et une utilisation moins abusive d’effets numériques de bas étage auraient été préférables. Mais, tout comme Lovecraft ou Barker, l’univers de Stephen King mérite d’avoir son représentant visuel. Remarquez, vu le nombre de nouvelles que la TV ou le cinéma n’a pas encore adapté, il y a fort à parier que Rêves & Cauchemars n’est qu’un commencement…

CLASSEMENT
1 – Petits Soldats (Battleground)
2 – La Dernière Affaire d’Umney (Umney’s Last Case)
3 – Salle d’Autopsie Quatre (Autopsy Room Four)
4 – Quand L’Auto-Virus Met Cap Au Nord (The Road Virus Heads North)
5 – Quatuor À Cinq (The Fifth Quarter)
6 – Le Grand Bazar : Finale (The End of the Whole Mess)
7 – Un Groupe d’Enfer (You Know They Got a Hell of a Band)
8 – Crouch End
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MessageSujet: Re: Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)   Dim 15 Avr 2012 - 15:16

PETITS SOLDATS & LE GRAND BAZAR sont mes épisodes préférés.

Au passage, avez vous remarqué qu'il n'y a aucun dialogue dans PETITS SOLDATS?
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MessageSujet: Re: Rêves & Cauchemars (d'après Stephen King)   

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