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 Dolan's Cadillac

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Le Zonard
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MessageSujet: Dolan's Cadillac   Sam 27 Fév 2010 - 20:42


DOLAN’S CADILLAC
(2009)


Réalisé par Jeff Beesley
Écrit par Richard Dooling
D’après la nouvelle de Stephen King
Musique de James Mark Stewart
Avec Wes Bentley, Christian Slater, Emmanuelle Vaugier, Greg Byrk, Aidan Devine, Al Sapienza, Karen LeBlanc, Max Keene, Eugene Clark, Vivian Ng


Hormis quelques exceptions, les adaptations cinématographiques des ouvrages de Stephen King s’avèrent majoritairement décevantes et de facture modeste, voire médiocre. Et le schéma se voit malheureusement répété avec Dolan’s Cadillac. Non pas que ce DTV soit mauvais en soi (le divertissement se montre respectable) mais force est de constater, d’une part, que la nouvelle de Stephen King présentait un immense potentiel et qu’elle pouvait aboutir à un thriller intense mais que, d’autre part, Richard Dooling et Jeff Beesley ont fusillé ce grand potentiel en se fourvoyant dans des clichés et des partis pris impardonnables.






En effet, contraint d’étoffer la nouvelle du recueil Rêves & Cauchemars — qui, soit dit en passant, aurait pu, en l’état, donner un très bon moyen-métrage —, Richard Dooling s’évertue à remplacer l’efficace simplicité du récit original par des absurdités et des lieux communs éculés, qui nuisent sincèrement à la puissance des écrits de Stephen King.



Ainsi, alors que l’écrivain restait évasif sur la manière dont Elizabeth, la femme du héros, avait été mêlée aux affaires de Dolan, Dooling met les deux pieds dans le plat en présentant la protagoniste comme une gourde finie, ne trouvant rien de mieux à foutre que de rester bien visible (en haut d’une colline de sable, en plein jour, sur un cheval, fallait le faire !) après que le gangster se soit mis à buter ses subordonnés. Histoire d’accentuer le drame vécu par Robinson, il faut évidemment que sa femme se fasse descendre au moment où elle apprenait qu’elle était enceinte (c’est vrai que perdre l’amour de sa vie, ça n’est pas suffisant…). Mais, plus con encore, les deux tourtereaux ont beau être menacés par des tueurs à gage et sous la protection du FBI, cette demeurée se fait exploser le caisson parce qu’elle voulait absolument aller chercher un test de grossesse au beau milieu de la nuit — oui, parce qu’elle avait vomi un peu avant et, on le sait bien, toutes les femmes enceintes sont obligées de vomir (un cliché ? Non, vraiment, vous croyez ?!).



Et le scénariste ne s’arrête pas là, puisqu’en plus de ridiculiser l’un des personnages principaux, Dooling attribue des répliques philosophiques hors-propos à l’homme de main de Dolan, et insiste bien trop lourdement sur le côté Grand Méchant Loup de l’antagoniste pour justifier la vengeance de Robinson.
L’adaptation de Richard Dooling s’encombre donc d’écueils affligeants, qui empêchent toute retranscription de la force de la nouvelle de Stephen King.



Mais il y a pire encore car Jeff Beesley et son monteur Daryl K. Davis ont le culot de sucrer la partie la plus intéressante du récit original ! De fait, la préparation du plan machiavélique de Robinson, la souffrance physique et mentale qu’il éprouve sur le chantier de construction, la confection du piège, les inquiétudes du protagoniste, sont compulsées en quelques fondus enchaînés et en quelques plans aussi convenus que navrants. À côté de cela, l’équipe de Dolan’s Cadillac prend tout son temps pour parler des trafics de l’antagoniste…



De même, alors qu’un montage « à la Tarantino » aurait été une liberté d’adaptation salvatrice (voir la scène du piège sous deux angles différents aurait dynamisé le récit), monteur, réalisateur et scénariste optent pour une linéarité bien plate bien lisse et prennent des libertés là où on s’en serait volontiers passé (la voiture n’est plus ensevelie sous un amas de terre — comme dans la nouvelle — mais directement sous les dalles de la route ; la webcam de Dolan n’a plus Internet mais parvient à communiquer avec le PC de Robinson, idem pour le téléphone portable… Quand même, c’est beau la technologie !).



Persiste donc au fil du visionnage le sentiment que les responsables sont passés à côté de l’essence même de la nouvelle et de ce qui faisait sa grande force. En somme, bien que la photographie de Gerald Packer soit de toute beauté et que le score de James Stewart mérite toute notre attention, Dolan’s Cadillac est une sévère déception et l’on se dit que la nouvelle de Stephen King méritait beaucoup mieux.




NOTE : 9.5/20

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Mulder
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MessageSujet: Re: Dolan's Cadillac   Mar 6 Avr 2010 - 4:49


Comme c'est souvent le cas, les histoires de Stephen King, peut importe le genre d'histoire sont adaptés au cinéma, télé, dvd et autres. Bien que certaines histoires soient aisément adaptables, d'autres n'ont tout simplement pas le potentiel d'être des moyens-métrages ou longs-métrages. C'est un peu le cas de Dolan's Cadillac, qui est une petite nouvelle portent sur la vengeance d'un homme sur un Caïd responsable de la mort de sa femme. L'histoire est aussi simple que ça, le seul moyen que l'équipe du film avait pour mettre cette nouvelle en film était de rallonger cette petite histoire pour la mettre dans les temps idéals. Ce qui est une bonne idée, comme un énorme défaut. En ce qui me concerne, j'ai plutôt apprécié cette adaptation qui possède quelques défauts, mais dite vous que le résultat aurait pu être pire.

Alors qu'Elizabeth se promène un peu partout dans le désert, elle est témoin de plusieurs meurtres commis par Jim Dolan, un trafiquant d'humains. Par chance celle-ci arrive à s'enfuir et prévenir la police avec son mari, Robinson, mais la police manquent de preuves ne peut rien faire pour arrêter Dolan. La seule option qui semble accessible pour le couple est la protection de témoins, ce qu'ils décident de faire. Mais un soir alors que Elizabeth découvre quelle est enceinte, décide d'aller acheter un teste de grossesse. Ce simple acte cause la mort de la femme de Robinson. Robinson, complètement anéanti, commence à perdre la tête et à pour seule idée de tuer Dolan, mais celui-ci n'est jamais seul et est pratiquement intouchable. Ce qui oblige Robinson à devoir être plus créatif ...

Bien que cette adaptation contienne beaucoup de défauts, j'ai quand même apprécié. Le scénariste Richard Dooling et le réalisateur Jeff Beesley ont réussie (en partie) à faire une introduction qui justifie beaucoup plus le pourquoi de la vengeance du personnage. Bien que certains parcours soient illogiques, faciles, déjà-vus redondants et pas subtils du tout, ces petites maladresses ne m'ont pas autant touché que certains. C'est sûr que ça manque beaucoup de savoir-faire de mettre en évidence que l'internet et la webcam de Dolan ne marchent pas, pour ensuite se contredire et faire montrer à Dolan grâce à sa Webcam, Robinson qui l'enterre. Mais si l'on enlève ce genre illogisme, on peut voir une perversion fascinante du personnage joué par Wes Brentley, qui tombe définitivement dans la folie. Mais plusieurs absurdités m'ont quand même beaucoup fait débarquer (elles ne sont pas nombreuses, mais elles sont difficiles à oublier) en partie parce que cela aurait pu être évité, mais si l'on prend le temps de mettre de côté celle-ci, ça passe beaucoup mieux.

Ce qui fait mal au film est d'avoir autant voulu mettre un préliminaire entre le premier et le dernier acte, celui-ci est trop long et semble être une excuse pour rallonger encore plus le film. Bien que celui-ci soit justifié par le développement avant l'ultime descente aux enfers, disons qu'il ne sert à rien dans l'intrigue. Bien que ça permette au personnage de Dolan d'avoir un meilleur développement que dans la nouvelle, celui-ci n'a pas besoin de plus de motifs, c'est évident que son mystère une fois perdu lui fait perdre sa valeur. À cause de l'acte rajouté la descente aux enfers de Wes Brentley est trop rapidement envoyée, celle-ci n'est que suggérée à partir de fondues et de petits moments entrecoupés entre eux. Bien que je sache qu'on ne peut pas mettre trois heures sur un film, disons que j'aurais simplement voulu plus de temps sur le dernier acte qui est le plus crucial dans le scénario. Mais à bien y pensé, cette méthode est peut-être mieux, parce que les émotions du personnage auraient pu être très mal maîtrisée.

La réalisation m'a beaucoup impressionnée, celle-ci donne un ton glauque, lent et très artistique à cette adaptation. Chaque plan est calculé aux millimètres près et donne beaucoup de moments forts dans sa réalisation. Surtout la dernière demi-heure, qui n'aurait jamais été aussi impressionnante sans cette si belle réalisation. La direction photo est définitivement sa plus grande qualité, celle-ci m'a quasiment jetée sur le cul. C'est peut-être l'élément le mieux recherché du film. Les dialogues (si riches dans la nouvelle) sont très bien retranscrit avec les acteurs, Wes Brentley arrive à mettre toujours la bonne émotion avec les répliques macabres qu'il doit dire, mais aussi à rendre justice au personnage qu'on s'était imaginé (bien qu'il ne soit pas chauve) et démontre que les mots pour décrire son personnage n'étaient rien. Christian Slater n'est peut-être pas le meilleur acteur du film, mais offre une performance correcte, mais sans plus. Les dernières minutes du film sont vraiment bien orchestrées grâce aux performances sincères et qui sont toujours sans fautes.

Ce n'est définitivement pas un chef-d’œuvre, mais Dolan's Cadillac m'a beaucoup divertis et mis en haleine pendant les 95 minutes qu'il dure. C'est simplement dommage que certaines absurdités et ajouts soient trop fâcheux et impardonnables pour permettre à ce film d'être meilleur.

NOTE: 14/20
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MessageSujet: Re: Dolan's Cadillac   Mar 6 Avr 2010 - 21:28

Mulder a écrit:
Bien que je sache qu'on ne peut pas mettre trois heures sur un film, disons que j'aurais simplement voulu plus de temps sur le dernier acte qui est le plus crucial dans le scénario.

Tu as parfaitement raison.

Perso, je pense qu'ils auraient dû mettre la scène à l'intérieur de la voiture enterrée au début du film, sans que l'on sache à qui Dolan s'adresse. Le tout en un seul plan-séquence, comme dans Funny Games. Le résultat aurait été intense et déroutant pour le spectateur. Et, dans le troisième acte, hop, on inverse les rôles. Le tout se passe en dehors de la voiture, et l'on adopte l'unique point de vue du bourreau.

Mais ç'aurait été visiblement trop demandé à Beesley qui a emballé le tout avec un laxisme navrant...

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