| | The X-Files : Régénération (I Want To Believe) | |
| Aller à la page : 1, 2 | | Auteur | Message |
|---|
ArPaNet Extraterrestre en Chef


 Age : 21 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 820 Localisation : Roswell
| Sujet: Re: The X-Files : Régénération (I Want To Believe) Lun 23 Juin 2008 - 17:24 | |
| | alienfactory a écrit: | | Y aurait marqué en gros "ON N'EN A RIEN A BATTRE DE CE FILM" ça serait pareil. |
C'est clair ! On se croirait presque dans une grosse série B des années 80 ! L'affiche de Combattre Le Futur avait vraiment de la gueule, mais là... |
|  | | ArPaNet Extraterrestre en Chef


 Age : 21 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 820 Localisation : Roswell
| Sujet: Re: The X-Files : Régénération (I Want To Believe) Sam 2 Aoû 2008 - 17:35 | |
| THE X-FILES : RÉGÉNÉRATION(THE X-FILES : I WANT TO BELIEVE) – 2008
INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS
Réalisé par Chris Carter Écrit par Chris Carter & Frank Spotnitz Musique de Mark Snow Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Billy Connolly, Amanda Peet, Alvin “Xzibit” Joiner, Mitch Pileggi
Au regard du nombre de critiques négatives ayant accueilli la sortie de Régénération, il ne reste plus beaucoup d’espoir pour qu’une franchise de films X-Files voit le jour. Mais ces critiques sont-elles méritées ? Tout comme [url=http://zone51.forum-actif.net/bureau-federal-d-investigation-f12/fox-Mulder-t279.htm]Fox Mulder[/url], je « voulais croire ». Croire en Chris Carter et en ce potentiel qui a fait naître cette série culte dans les années 90. Croire en un retour sur le devant de la scène des agents Mulder et Scully. Et, surtout, me convaincre que les critiques assassines ne provenaient que de pseudo fans hypocrites et trop exigeants… J’aurais voulu être le premier à clamer haut et fort que Chris Carter avait réussi un coup de maître et que Régénération correspondait à la suite parfaite et tant espérée depuis la fin de la neuvième saison. Mais non, rien de tout cela n’est possible. Cet été 2008 aurait dû marquer le grand retour des X-Files… En fin de compte, ce mois de Juillet enterre la série, probablement une bonne fois pour toutes…
X-Files : Régénération ; ou comment Chris Carter a tué une série mythique !
SCÉNARIO : 1/5 Voilà 6 ans que les deux agents du FBI avaient quitté le petit écran. Ce furent 6 longues années d’attente et d’espoir pour les fans de la première heure, d’autant lorsque ces derniers suivent la série depuis ses balbutiements et ont visionné au moins 3 fois chacun des 202 épisodes. Personnellement, j’étais prêt à fermer les yeux sur les plus grandes faiblesses dont Frank Spotnitz et Chris Carter pouvaient accoucher, prêt à faire bien des concessions et des sacrifices pour soutenir Régénération. Contrairement à certains, je n’exigeais pas le retour de l’Homme à la Cigarette, de Krycek, des Lone Gunmen, ou encore celui de John Doggett et Monica Reyes. Et je ne me suis jamais opposé au fait que ce nouveau film ne faisait pas partie de la mythologie de la série, faisant suffisamment confiance aux scénaristes pour que Mulder et Scully s’adaptent à un cadre neuf.
Seulement, si le sujet est en effet inédit pour les X-Files, il apparaît avant tout inadéquat avec les enquêtes autrefois menées par les agents du FBI. | Spoiler: | | | D’une part, le concept des transplantations céphaliques manque scrupuleusement d’attrait, mais il devient, d’autre part, rapidement inintéressant en raison d’un script qui préfère miser sur la surprise que sur un approfondissement décent du sujet. D’ailleurs, Chris Carter et Frank Spotnitz prennent tellement leur temps à développer l’intrigue que l’effet de surprise tombe à l’eau et confère un aspect plus ridicule qu’effrayant à l’histoire. À un point tel que Régénération prend davantage l’apparence d’une approche au premier degré du Re-Animator de Stuart Gordon que celle d’un épisode des X-Files. | À ce propos, il ne faudra pas longtemps au spectateur (même profane) pour constater que le métrage de Chris Carter ressemble moins à un opus sur Mulder et Scully qu’à un épisode de MillenniuM – ou, dans le meilleur des cas, à l’épisode intitulé MillenniuM de la Saison 7 d’X-Files. Parce que son accroche se rapproche plus d’une affaire de Frank Black, donc, mais aussi parce que le format de 45 minutes aurait mieux convenu à un scénario de cet acabit – quoique, à bien y regarder, Régénération n’aurait constitué qu’un mauvais épisode de l’une ou l’autre série s’il avait été traité de la sorte…
Dans tous les cas, l’esprit des X-Files n’est plus de la partie. Pourtant, le début de l’œuvre comportait des éléments suffisamment forts pour nous faire croire à une suite digne de ce nom. | Spoiler: | | | Qu’il s’agisse du ratissage des terrains enneigés de la Virginie par les agents fédéraux, ou du parcours logique et sensé emprunté par Scully et Mulder depuis la fin de la série. L’une ayant finalement décidé de se consacrer à la médecine. L’autre étant devenu un ermite recherché par le FBI, qui perpétue sa quête de la vérité après avoir confectionné un bureau des Affaires Non-Classées de fortune, et désirant toujours sauver l’âme de sa sœur à travers ses enquêtes. | Malheureusement, cet abord fidèle des protagonistes bascule peu à peu vers un effacement de leur personnalité respective, jusqu’à devenir des brouillons des personnages de départ. Les motivations de Mulder ne sont, en fin de compte, qu’esquissées ; et son obstination à trouver des réponses vire douloureusement à la caricature. Non seulement soporifique, l’histoire accompagnant le personnage de Dana Scully s’avère surtout pathétique et presque hors-propos (vis-à-vis du scénario comme de la série). Le comble, c’est que les ex-agents du FBI passent la majeure partie du film séparés, chacun progressant de son côté sans vraiment consulter l’autre. Pire que tout, lorsqu’ils sont ensemble, Mulder et Scully forment un couple standard, dénué de l’humilité, du respect et de la subtilité auxquels la série nous avait habitué (même dans le dernier épisode !). Mais le duo n’est pas seul à pâtir d’une écriture aussi survolée. Alors qu’il est distinctement mis en avant dans la présentation du métrage, le directeur-adjoint Walter Skinner ne fait que quelques apparitions tardives, tellement sous-exploitées qu’elles en deviennent anecdotiques… Bref, impossible de retrouver ce qui faisait la puissance des X-Files dans ce foutoir scénaristique. Et cette conclusion post-générique – où Mulder et Scully voguent sur des flots paradisiaques avant de saluer la caméra – ne fait que confirmer les erreurs grotesques attribuées aux deux personnages ainsi qu’au scénario en général.
Concernant le script en lui-même, justement, Chris Carter et Frank Spotnitz ne sauvent guère les meubles en s’enfermant dans un récit poussif, étiré, convenu (le fil conducteur – la disparition de jeunes femmes – n’est d’ailleurs pas sans rappeler des épisodes comme Souvenir d’Oubliette, L’Enlèvement ou Délivrance), et couronné par un discours religieux atrocement pompeux (en même temps, avec Chris Carter, il fallait s’y attendre, me direz-vous). Par conséquent, les scénaristes ne donnent pas uniquement vie à un retour raté des X-Files, mais ils délivrent en plus un mauvais thriller, mal rythmé, ennuyeux et dispensable. Alors qu’il aurait suffi, à bien y réfléchir, de rouvrir le service des Affaires Non-Classées, d’y affecter provisoirement Mulder et Scully sous les commandes de Skinner, pour que le scénario fonctionne plus correctement et (surtout) pour que l’emploi du titre « The X-Files » soit légitime et compréhensible. Dès lors, une question reste sur toutes les lèvres : comment Chris Carter a-t-il pu autant perdre de vue la quintessence d’une série qu’il a lui-même créée ? Une interrogation qui demeurera probablement sans réponse…
RÉALISATION : 2/5 L’absence de Rob Bowman (réalisateur du premier film et d’une poignée d’épisodes mémorables de la série) au casting aurait déjà dû nous mettre la puce à l’oreille. Au lieu de faire appel à des habitués talentueux (Kim Manners, David Nutter ou Rob Bowman encore une fois), Chris Carter a préféré mettre lui-même son projet en scène. Or, il suffit de visionner les quelques épisodes tournés par le cinéaste pour se rendre compte de l’inégalité de ses compétences. Alternant entre une mise en scène basique, presque plate (Duane Barry, La Liste, Maitreya, La Prophétie), des opus techniquement respectables (Patient X, Les Amants Maudits, Patience, Improbable), et des prouesses visuelles remarquables (les excellents Prométhée Post-Moderne et Triangle), Chris Carter ne peut jamais prédire au spectateur sur quel pied il compte danser. Sans véritable surprise, Régénération oscille plutôt entre la 1re et la 2nde catégorie. Principalement à cause d’une tenue de caméra sans réelle créativité, d’une direction d’acteurs anonyme, d’une mise en scène et d’un montage qui manquent de dynamisme. De ce fait, le réalisateur ne parvient à jamais à compenser les lacunes et lenteurs du scénario, en dépit de séquences astucieuses (les jeux de reflets dans la salle de bain) et d’une photographie sans faille (même si, à nouveau, elle évoque davantage MillenniuM qu’X-Files). Et l’intervention de personnalités bien connues du service des X-Files (Mat Beck, Paul Rabwin, Tom Braidwood, Joseph Patrick Finn) ne change malheureusement pas la donne.
[Fin de la première partie]
Dernière édition par ArPaNet le Dim 3 Aoû 2008 - 12:52, édité 2 fois |
|  | | ArPaNet Extraterrestre en Chef


 Age : 21 Inscrit le : 24 Mar 2008 Messages : 820 Localisation : Roswell
| Sujet: Re: The X-Files : Régénération (I Want To Believe) Sam 2 Aoû 2008 - 17:36 | |
| [Deuxième partie]
ACTEURS : 3.5/5 Comme à l’accoutumée, Gillian Anderson et David Duchovny livrent une performance exemplaire ; le constat semble irrévocable. Toutefois, aussi talentueux soient-ils, les deux acteurs – presque livrés à eux-mêmes – ne peuvent pallier l’écriture je-m’en-foutiste de leurs personnages. Ainsi, David Duchovny donne l’impression de tourner une version plus sombre et plus longue d’un épisode de Californication. Trop maigre, trop liftée, mais aussi trop incisive dans son interprétation, Gillian Anderson semble tout aussi perdue dans son rôle que l’est le fan de la série. Deux participations à la hauteur de nos espérances, en somme, mais qui ne collent plus vraiment avec les personnages de Mulder et Scully. Par chance, le duo donne la réplique à des comédiens impliqués dans leur rôle. Billy Connolly se fond, avec rigueur, dans la peau de ce prêtre-médium, en lui évitant la surenchère et lui prêtant suffisamment de mystère. La décision farfelue d’engager Xzibit (pour incarner un personnage aussi conséquent) s’avère en réalité payante puisque le rappeur signe une prestation juste, sans fausse note ; même si les exigences du rôle se montrent bien évidemment limitées. [/i]Mitch Pileggi amène une interprétation à la mesure de ses confrères, bien que son personnage soit relégué au second plan. L’apparition de [i]Xantha Radley, en agent du FBI captive, donnera le sourire à quelques connaisseurs (elle incarnait une serveuse un brin délurée dans l’épisode Prométhée Post-Moderne). Amanda Peet, enfin, rend compte d’une performance correcte mais sans plus. Pour résumer, le tableau des acteurs est loin, très loin de toucher l’excellence mais il constitue pourtant l’un des seuls points forts de Régénération…
MUSIQUE : 2/5 Chris Carter s’étant fourvoyé dans un script chaotique et dans une réalisation sans charme, le fanatique de Mulder et Scully était en droit d’être soulagé par la bande-son de Mark Snow… À notre grand désarroi, le compositeur introduit des morceaux en décalage total, que ce soit avec le visuel de Chris Carter ou avec l’esprit des X-Files. Mark Snow oblige, les thèmes se montrent d’honnête facture mais leurs tonalités tantôt électroniques tantôt langoureuses jurent irrémédiablement avec le reste de l’œuvre. Qui plus est, le score de Régénération souffre d’un montage pour le moins discutable : non seulement mal élaboré, le thème de la série surgit parfois à des moments inattendus. | Spoiler: | | | Comme lorsque Mulder et Scully se retrouvent confrontés aux portraits de George W. Bush et de J. Edgar Hoover – s’agit-il là d’une blague mal conçue, d’un clin d’œil regrettable, ou vient-il simplement signifier que les choses ont changé au FBI ? | Quoi qu’il en soit, à l’image du scénario de Carter et Spotnitz, la trame sonore de Mark Snow a de quoi décevoir et ne tient pas la comparaison avec le score majestueux de Combattre Le Futur.
En définitive, nous voici tiraillés entre le conseil de ne pas aller voir ce nouveau métrage – pour que profanes et amateurs maintiennent une meilleure estime de la série –, et l’envie que les foules se réfugient dans les salles obscures – afin de rentabiliser les dépenses du tournage et permettre ainsi aux responsables de conclure dignement X-Files, notamment en exploitant l’idée de l’invasion finale de 2012 (à condition que les scénaristes tiennent compte des défauts de Régénération…). Dans le fond, pour freiner l’effondrement du film, on en viendrait presque à remercier, d’une part, les concepteurs artistiques pour leur exécrable affiche française et, d’autre part, les media pour leur promotion sporadique du nouveau métrage. Ecœuré, La gorge nouée, mes espoirs partis en fumée, cette critique est sans aucun doute la plus difficile qu’il m’ait été donné de réaliser. Le pire dans cette affaire, c’est que les fans et les simples connaisseurs risquent de se liguer contre Chris Carter pour ne plus jamais lui faire confiance ; tandis que ceux qui découvrent X-Files à travers Régénération n’auront probablement plus jamais envie de s’intéresser à la série… Quel gâchis !
NOTE : 8.5/20 |
|  | | | The X-Files : Régénération (I Want To Believe) | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| | |
| |