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John Rambo

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MessageSujet: John Rambo   Mar 25 Mar 2008 - 1:31

John Rambo
(Rambo)
de Sylvester Stallone
[2007]
Interdit aux moins de 12 ans








John Rambo se sent dans l'obligation de secourir un groupe humanitaire pris au piège par des charognards dans la jungle Birmane.







Le ton est donné, Sylvester Stallone a décidé de ne rien épargner au spectateur, il décide de se réapproprier la franchise en atomisant la pellicule à grand de coup de machette, le sang gicle, la chair vole, se contorsionne, se déchire et explose. C'est graphiquement osé et très gore il faut le reconnaître surtout pour ce genre de métrage. Stallone réussi à montrer l'horreur de la guerre avec des scènes à peine regardables surtout quand nous voyons des meurtres ou des viols (heureusement suggéré) d'enfants.
Ca mitraille sec, les balles fusent à ne plus savoir où se mettre. La cruauté humaine n'a été que rarement aussi dévastatrice, dans le sens visuel de la chose, dans l'histoire du cinéma. On peut reprocher au film un certain côté naïf car l'histoire n'est pas énorme et seule la succession de barbaries donnent pour effet ce final dantesque où on aimerai par moment être à la place de Rambo (surtout avec la sulfateuse).
Le bilan se révèle très positif en dépit d'une histoire anodine car l'acteur-réalisateur ne mise pas sur son histoire mais sur l'impact des images, un regard, un silence et une frénésie ambiante qui bouillone dès lors que la mécanique commence.
Pour ce qui est de la partition musicale, le score de la franchise est toujours de la partie mais au final la bande son ne se contente que de reprendre ce dernier sous différents angles dont des intruments à vent, elle apporte malgré tout une saveur agréable au menu.
John Rambo est un film qui se revoit car il possède des moments très forts en dehors des débordements sanglants cités plus haut. Certains passages sont réalisés avec intelligence pour ce qui est de faire monter la tension, pour exemple les pirates Birmans ou encore la mission sauvetage minutieusement préparée. Stallone est à l'aise également dans les scènes intimes (on ne parle pas de sexe là !) pour preuve la dernière scène sur la remise en question de chacun, aucune autre fin ne peut détrôner celle-ci car elle est forte en signification tout en faisant un clin d'oeil au premier Rambo. Deux fois bravo à Stallone pour son travail qui n'a pas dû être de tout repos et un énorme merci !


15/20
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MessageSujet: Re: John Rambo   Ven 28 Mar 2008 - 0:35


JOHN RAMBO
(RAMBO – 2008)



INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS

Réalisé par Sylvester Stallone

Écrit par Art Monterastelli & Sylvester Stallone
Musique de Brian Tyler
Avec Sylvester Stallone, Julie Benz, Matthew Marsden, Paul Schultze, Graham McTavish, Tim Kang, Rey Gallegos, Jake Labotz, Maung Maung Khin


SYNOPSIS :

John Rambo s'est retiré dans le nord de la Thaïlande, où il mène une existence simple dans les montagnes et se tient à l'écart de la guerre civile qui fait rage non loin de là, en Birmanie. La violence du monde le rattrape lorsqu'un groupe de volontaires humanitaires mené par Sarah Miller et Michael Bennett vient le trouver pour qu'il les guide jusqu'à un camp de réfugiés auxquels ils veulent apporter une aide médicale et de la nourriture. Deux semaines plus tard, le pasteur Arthur Marsh lui apprend que les volontaires ne sont pas revenus et que les ambassades refusent de l'aider à les retrouver. Rambo sait mieux que personne ce qu'il faut faire dans ce genre de situation…

« Tu as la guerre dans le sang. Quand tu y es poussé, tuer est aussi facile que respirer… »





Avec le retour de John McClane dans Die Hard 4 et le succès remporté par Rocky Balboa, la venue d’un nouveau Rambo se présentait comme une étape aussi logique que risquée. Logique parce que le personnage de John Rambo a toujours constitué la part sombre de l’acteur, réalisateur et scénariste Sylvester Stallone de la même manière que Rocky en constituait la part clairvoyante. Risquée puisque l’avènement (si soudain) d’une suite aux opus des années 80 peut laisser penser que son géniteur a pris la grosse tête depuis Rocky VI et cherche à remettre Rambo sur le devant de la scène, quel qu’en soit le résultat. Mais, après avoir essuyé nombre de bides cinématographiques, Sylvester Stallone en ressort grandi et posé. Et John Rambo – alias Rambo IV ou Rambo outre-atlantique – vient confirmer le grand retour de la légende des années 80.







On pouvait s’attendre à un navet patriotique, pro-religieux et vide d’intérêt. Sly nous balance en pleine figure un film de guerre à la fois réfléchi, explosif, nerveux et sanglant. Jamais la guerre n’aura connu de représentation plus réaliste et plus saisissante. Sans jouer la carte de la gratuité, John Rambo aboutit à un carnage jouissif, faisant passer le Saving Private Ryan de Spielberg pour un film familial. Stallone évacue toute censure et nous convie à des affrontements musclés, tendus et gore : corps en charpies ou démembrés, effusions de sang et de chair à tout va, exécutions sommaires à la pelle, explosions de soldats ou de captifs birmans, gorge arrachée « manuellement », éviscération au couteau, mollets déchiquetés, visages pulvérisés à la chevrotine… Stallone ne mâche pas ses mots ni ses images pour montrer l’atrocité comme l’absurdité de la guerre, tout en comblant les attentes des fans de la première heure par un contenu généreusement gore et bourrin.





Malgré tout, John Rambo s’entache de certaines maladresses. À commencer par le caractère invincible de son protagoniste : tandis que tous passent leur temps à se faire blesser ou mutiler, Rambo ne se prend qu’une malheureuse balle dans le bras – qui, par ailleurs, le gênera moins qu’une courbature… – après avoir mitraillé ou découpé à la machette des centaines de soldats surentraînés et suréquipés. D’accord, on ne peut pas tuer une légende mais soyons réalistes et que le personnage principal s’en prenne plus dans la couenne lorsqu’il se retrouve sur le front. Ensuite, le scénariste n’arrive visiblement pas à se défaire de certains clichés : qu’il s’agisse de ce leader birman antipathique, immoral, sadique et pédéraste ; de ces prisonniers américains encore en bonne santé et qui détalent à toute allure sans broncher après plusieurs semaines de mauvais traitements et de sous-alimentation ; ou de cette héroïne presque couvée pendant que d’autres se font battre et violer en permanence… Par chance, l’aspect jusqu’au-boutiste de l’œuvre parvient à minimiser de tels écueils. Et le côté débrouillard (voire « MacGyveresque ») du protagoniste s’avère bien plus discret que dans les trois premiers volets.





Non content de participer allègrement à la rédaction du script, Stallone s’octroie le poste de réalisateur. Le pari paraît audacieux et casse-gueule mais Sly s’en sort haut la main. Bien sûr, l’ensemble fleure un soupçon d’académisme et les gros plans récurrents sur l’acteur nous donnent une petite idée de la dimension de son ego. Quoi qu’il en soit, Stallone filme la guerre sans concession aucune, adjoignant à la brutalité de l’image une tenue de caméra énervée, burnée comme minutieusement préparée. Et le cinéaste parvient à nous immerger corps et âme sur le champ de bataille, nous faisant presque sentir l’odeur des chairs calcinées et la chaleur des explosions. En symbiose parfaite, le score magistral de Brian Tyler décuple la puissance graphique du métrage ; autant dans ses aspects dramatiques (Aftermath) que dans ses moments tendus (Crossing into Burma, Atrocities – morceau ouvrant le film sur les réels méfaits du génocide birman) ou explosifs (Rambo Returns, The Rescue, No Rules of Engagement). Et l’on ne manquera pas de noter la majesté du thème principal, allant jusqu’à détrôner les bandes sonores de Jerry Goldsmith tout en en assurant la continuité acoustique.



Si Stallone s’impose comme un scénariste et un réalisateur n’ayant plus rien à prouver, que penser de son statut d’acteur – lui à qui l’on a plus souvent confié des rôles à bras que des rôles à textes ? À ce sujet, force est d’admettre que le comédien convainc davantage quand il brandit sa machette que lorsqu’il nous fait part de ses introspections ou qu’il lance de belles phrases (du style : « Vivre pour rien ou mourir pour une cause, à toi de choisir »). Mais tout cinéphile se doit d’aller au-delà des apparences et de discerner dans le jeu de Sylvester Stallone une interprétation sincère et investie ; l’acteur disparaissant dans les traits de son héros sans jamais en trahir la psychologie. Après, il est certain que les seconds rôles de l’œuvre ne présentent rien d’exceptionnel mais le colosse sexagénaire possède une prestance et un charisme tels que les faiblesses de ses collègues passent sous silence.



Une fois de plus, Sylvester Stallone a réussi à faire renaître de ses cendres l’un de ses personnages-phare. Si John Rambo n’a certes pas l’élégance de Rocky Balboa, le réalisateur nous dessert un volet mature et agressif frisant l’excellence, nous donnant la furieuse envie de redécouvrir les autres chapitres de la saga. Et l’on ne pourrait conclure cette critique que par 3 mots : vivement Rambo V !



NOTE : 16/20
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John Doggett
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MessageSujet: Re: John Rambo   Sam 7 Juin 2008 - 22:32

Rambo de Sylvester Stallone



Synopsis: Retiré en Thaïlande depuis vingt ans, un ancien soldat d'élite américain reprend du service pour sauver des missionnaires chrétiens détenus dans la Birmanie voisine par un chef de guerre sadique.



Après la mode des remakes et des adaptations de jeux vidéos, voici la nouvelle mode venue…celle de faire des suites aux vieilles sagas. En 2006, Sylvester Stallone concluait la saga de Rocky Balboa. Deux ans plus tard, Stallone a décidé de s’attaquer à celle de John Rambo. Avec ce quatrième opus, John Rambo nous revient en force. Il est loin de surpasser le film original, mais il surpasse les deux précédentes suites, sans problème.



Ce nouvel opus est à l’image de son héros, c’est-à-dire brutal, violent et ne faisant jamais dans la demi-mesure. Sylvester Stallone a décidé de faire voir, à quel point tuer quelqu'un est un acte barbare et d'une violence inouïe. Rambo laisse éclater sa rage, et où la vision de plans gore se multiplie avec une efficacité démentielle. Stallone dresse ici un portrait totalement désabusé de l’espèce humaine, incapable de régler de la violence sans avoir recours à la violence. Le film laisse le spectateur perplexe, entre un réalisme rappelant le premier Rambo et une pyrotechnie et un carnage, qui renvoie aux deux précédentes suites. On ne compte plus les têtes qui explosent, les corps littéralement coupés en deux, les membres qui volent ici et là. Rambo ne fait pas dans la dentelle, loin de là. La dernière heure du film n’est que boucherie. À part la scène du début et celle du bateau, c’est réellement à partir de la scène, où John Rambo réapparaît avec son arc et ses flèches, que le carnage débute. Il montre à tous, c’est qui le patron et provoque l'hystérie générale. Il égorge, découpe, cisaille, mitraille, fait exploser des camions et des forêts…il crée un carnage gigantesque sur son passage. D’ailleurs, c’est à peut près tout ce qu’à offrir ce nouvel opus.



À tous ceux qui n’ont pas encore vu ce film et bien je vous le confirme, le scénario qu’a écrit Art Monterastelli et Sylvester Stallone est simpliste, ultra prévisible et aucunement original. À part First Blood, l’originalité des scénarios n’a jamais été présente dans cette saga. Ça m’a bien fait rire, de voir que ce n’est pas vraiment pour aider la pauvre population de Birmanie, qu’il s’est enfoncer dans la jungle sauvage, mais plutôt pour aller sauver une fragile petite américaine et ses amis. Dans ce quatrième opus, John Rambo a perdu toute sociabilité, mais pas sa dévotion catholique. Sa solitude lui a fait perdre tout sens du dialogue, et si ça fonctionne plutôt bien, il est bien difficile d'approfondir un scénario où le héros est muet. Mais bon, avec la tournure qu’avaient pris les deux précédents films de la saga, il ne fallait pas s’attendre que cette suite ait un scénario des plus original.



Sincèrement, il faut l’avouer Sylvester Stallone assume sans problème ses choix. Il nous a montré que John Rambo n’était pas mort. Rambo est oui, bourré de clichés, remplis d’explosions, violents, sanglants et gores. C’est une véritable BOUCHERIE! Mais, Stallone assume tout ça! En tant que scénariste et réalisateur, il aura eu le courage de porter tous ces chapeaux. Ce nouvel opus, de la célèbre saga Rambo, est un excellent divertissement, à prendre au second degré.

Note: 16/20
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MessageSujet: Re: John Rambo   Dim 8 Juin 2008 - 8:22

Tu as tout à fait raison. Le scénario est simpliste et assez prévisible mais Stallone a réussi à le faire passer au second plan pour nous concocter une boucherie sans nom ultra jouissive et sans précédent. Et, je n'y peux rien, je ne peux que préférer ce John Rambo au tout premier opus... Smile
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MessageSujet: Re: John Rambo   Dim 8 Juin 2008 - 9:45

Je n'avais rien vu ni lu (ou presque) sur John Rambo avant d'aller voir le film, et je dois dire que je me suis pris une claque ! On n'assiste plus aux aventures d'un super soldat, que rien ou presque n'atteint, et dont les combats sont très stylisés, très cinégéniques (surtout dans le 2 et le 3), mais bien plutôt à un parcours à travers la noirceur de la guerre, la moiteur de la jungle, des rizières... On est au cœur d'une boucherie guerrière impressionnante de réalisme, et finalement, c'est pas plus mal que le film ne dure 'que' 1h30, car on en prend vraiment plein la gueule... Rambo leur avait pourtant dit de ne pas y aller ! Mais les gens n'écoutent jamais ! Sad
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MessageSujet: Re: John Rambo   Dim 8 Juin 2008 - 10:19

Une remarque très pertinente, mon cher Alienfactory. Pour moi aussi, ça a été une vraie claque quand je suis allé le voir au ciné ! Smile
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